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Année 2009

Balade naturaliste à la source de la Coquille à Etalante, 2009

Nous sommes quatorze au départ d’Aignay-le-Duc, sous un beau soleil. Nous longeons la Coquille sur sa rive gauche ; le sentier, ombragé au départ, laisse la rivière en contre-bas au-delà de l’étang de la Forge, remis en eau récemment. Fauvettes à tête noire, troglodytes, mésanges, pinsons chantent joyeusement.

Quittant le petit bois, nous sommes attendus par deux couples de Pie grièche écorcheur nouvellement arrivées dans le petit vallon.
Le joli village d’Etalante nous accueille déjà et, grâce à un chemin bordé de diverses variétés d’Orchidées communes, nous abordons, par le dessus, le cirque où la Coquille prend sa source.

Une pause sur la falaise nous laisse le temps d’admirer ce site si pittoresque, classé depuis 1932, inscrit à l’inventaire des ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique). Un Pipit des arbres fait une démonstration de son chant et de son vol.

Nous dégringolons la pente abrupte et cent mètres plus bas, nous découvrons l’exurgence de la Coquille, toujours généreuse, au pied de ces éboulis favorables à des plantes rares dans nos régions. Nous sommes trop tôt dans la saison pour trouver la Linaire des Alpes ou la Carline acaule qui fleurissent en l’été et nous devons nous contenter de la Céphalantère blanche, de la Listère ovale, de l’Epipactis atrorubens à peine fleuri.

Sous les frondaisons des grands hêtres, nous nous restaurons dans la bonne humeur et nous regagnons Aignay par la rive droite à travers les champs. L’heure n’est pas propice aux chants d’oiseaux, mais les bonds d’un chevreuil nous réjouissent. Certains d’entre nous se perdent dans le village pour contempler les vieilles maisons et la très belle église classée du XIIIème siècle avant de prendre le chemin du retour.
Catherine Verry



 

 

Sortie chants d’oiseaux du 17 mai 2009

19 personnes s’étaient données rendez-vous à 07H30 sur la place de l’église de Urcy.

Pendant notre promenade, nous avons traversé différents milieux, le village, les zones de cultures, la forêt et les pentes des plateaux calcaires.

Nous avons contacté les espèces suivantes (par ordre alphabétique) :

- Alouette des champs
- Alouette lulu
- Bruant jaune
- Bruant zizi
- Buse variable
- Chardonneret élégant
- Faucon crécerelle
- Fauvette à tête noire
- Fauvette grisette
- Geai des chênes
- Grimpereau des jardins
- Grive draine
- Grive musicienne
- Hirondelle rustique
- Mésange bleue
- Mésange charbonnière
- Mésange nonnette
- Moineau domestique
- Pie grièche écorcheur
- Pic vert
- Pigeon ramier
- Pinson des arbres
- Pouillot fitis
- Pouillot véloce
- Pipit des arbres
- Rougequeue noir
- Rougegorge familier
- Tarier pâtre
- Tourterelle des bois
- Tourterelle turque
- Troglodyte mignon

 

 

Sortie chants d’oiseaux du 12 avril 2009

Douze personnes, hommes, femmes et enfant étaient présentes à la très matinale sortie chants d’oiseaux organisée par Dominique Crozier et Christian Lanaud sur le site de Brochon le 12 avril 2009.

La sortie était très sympathique avec un temps agréable et un cadre forestier qui alternait la futaie et les clairières, l’une d’entre elle ayant permis à tous les participants de faire une halte café-patisseries maisons (délicieuses et fort bien accueillies), halte ornitholologique bien sûr puisque depuis cette clairière le groupe a pu observer un couple de Faucon pélerin qui nichait sur la falaise surplombant le bois.

Outre ces futurs parents (peut-être) qui ont ravi les amateurs (et les confirmés), 29 autres espèces ont été contactées, le début de la matinée ayant, bien entendu été marqué par 27 chants d’oiseaux (voir liste) tandis que la fin de matinée a été placée sous le signe des rapaces puisque les participants ont pu observer Buses et Faucons crécerelles au vol.

Espèces contactées (par ordre alphabétique) :
- Accenteur mouchet
- Alouette lulu
- Buse variable
- Faucon crécerelle
- Faucon pélerin
- Fauvette à tête noire
- Geai des chênes
- Grimpereau des jardins
- Grive draine-Grive musicienne
- Linotte mélodieuse
- Mésange bleue
- Mésange charbonnière
- Mésange huppée
- Mésange noire
- Mésange nonnette
- Pic epeiche
- Pic noir
- Pigeon ramier
- Pinson des arbres
- Pouillot fitis
- Pouillot siffleur
- Pouillot véloce
- Roitelet huppé
- Rougequeue à front blanc
- Rougegorge familier
- Serin cini
- Sittelle torchepot
- Tourterelle turque
- Troglodyte mignon

 

 

Une semaine à Guérande, avril 2009

Nous quittons Dijon le 18 avril pour environ 700 kms plus à l’ouest, L’Atlantique, l’estuaire de la Loire, les marais salants de Guérande et le Parc de la Brière où nous espérons y voir des nombreux oiseaux....sous le soleil.

Nous sommes accueilli par notre hôte Alain qui nous héberge pour la semaine et qui sera notre guide. Pour ce premier soir, il sera aussi notre cuisinier : crêpes et cidre


Dimanche 19,
9 heures : nous partons à pied en direction des marais salants sous un temps incertain ; premiers chants et premières observations faciles : Grive musicienne, Rossignol philomèle puis un Coucou gris en vol, le ricanement du Pic vert, nous révisons le chant du Troglodyte mignon et du Rouge gorge, ici une Fauvette à tête noire que nous entendons et ne voyons pas, par contre cette Fauvette perchée au dessus de l’arbuste avec une petite bavette blanche, c’est la grisette et celui-là qui se déguise en moineau et un joli chant, regardez attentivement son bec et les couleurs, c’est l’Accenteur mouchet et non pas « l’accent tueur » selon Marie Flore.

Après 1 km nous approchons des marais ; pour les novices, ces gros canards avec un cou blanc et une tête foncée, ils vont se familiariser, ce sont les Tadornes de Belon, un autre bien habitué des lieux : le Busards des roseaux et au fond de ce bassin ce limicole qui hoche l’arrière train et le plumage blanc qui remonte sur les épaules comme des bretelles : le Chevalier guignette, Héron cendré, Aigrette garzette, Bernache du Canada lui tiennent compagnie.

Alain nous explique le mécanisme de régulation de niveau d’eau et les termes des marais : ce canal c’est l’étier, ces bassins : les œillets. Aujourd’hui, dimanche, les paludiers sont de repos. L’eau de mer doit entrer d’abord dans de grands bassins, puis progressivement et en fonction de la température entrer lentement dans les œillets. Nous déambulons dans ce labyrinthe de canaux où l’eau douce des pluies d’hiver fera place à l’eau salée pour la récolte de sel l’été.Participants :

Traversée d’un petit bois et direction la pointe de Pen Bron et l’océan. Révision des Goélands, le gros foncé aux pattes roses c’est le marin et le petit foncé aux pattes jaunes le brun. Pour l’argenté c’est plus facile sauf s’il a les pattes jaunes c’est un cendré. Pas si simple pour le débutant, une récompense enfin : 2 plongeurs en mer, allure de grèbes, le soleil est absent il faut mettre la lunette, pas de doute 2 beaux Grèbes à cou noir, un couple probablement. Autre oiseau appelé l’hirondelle des mers : la Sterne pierregarin, une autre Sterne plus rare la Caugek et ce petit groupe en bord de mer les Huitriers pie sans oublier le Pipit maritime bien présent ainsi que le Traquet motteux.

De retour par les terres nous croisons une femelle de Busard Saint Martin, un crécerelle, un Milan noir, Traquet pâtre, Hirondelle rustique, Alouette des Champs et dans ce village ancien des familiers, Serin cini, Chardonneret élégant, Verdiers et pour finir une Mésange huppée.



Lundi 20, départ pour la Brière, nous faisons une halte à Bréca pour y réserver des barques pour le lendemain, la météo annonce beau temps pour toute la semaine. Nous empruntons une partie du chemin GR de Pays de Brière des terres qui fait le tour complet de cet ensemble de marais qui s’étendent sur 12 kms Nord-Sud et 15 kms Est-Ouest. Un havre de paix. Le chemin est « spongieux » par endroit et de rares aménagements sont là pour les passages délicats. Nous cherchons la Gorge bleue, elle est là, seuls quelques chanceux la verront aujourd’hui, par contre la Phragmite des joncs est bien présente tout le monde l’entendra et l’observera. La pose pique nique de midi agrémentée de moucherons, écrevisses à pattes rouges intruses, genêts et renoncules aquatiques. Au moment du départ une « aigrette tenant dans son bec une cuillère » (d’après Chantal B) croise nos têtes : notre première Spatule blanche ! Sur le chemin du retour nous observons à plusieurs reprises le Busard des roseaux et son magnifique vol. Pour terminer la journée nous passons par le village de Kerhinet à l’ouest des marais, village aux maisons de toit de chaumes, lavoir, puits et four commun tel qu’il y a un siècle environ. Un coup de fil des Crozier(s) qui viennent d’arriver et observent « nos » Grèbes à cou noir de la veille, au bord de l’océan.

Mardi 21, le beau temps menace ; nous retournons en Brière à Bréca pour le tour en barque dans les marais.

2 barques sont mises à notre disposition pour la journée, les équipages se constituent, nous optons pour un parcours fléché. Bâbord et tribord ne sont pas toujours synchros, néanmoins nous avançons sans trop déranger Oie cendrée et ses jeunes, Guifettes, Bihoreau, Aigrettes, Vanneaux sous les yeux des Busards des roseaux et Milans noirs. Quelques belles rencontres :

la Cisticole des joncs, minuscule oiseau repérable avec son « tsip tsip » évoquant la Bergeronnette et sympathique puisque nous pourrons l’approcher de près.

La Bouscarle de Cetti qui n’aura cesse de chanter, telle le Rossignol, bien camouflée, sûre d’elle, et bien chanceux celui qui peut la surprendre.

La Locustelle tachetée qui se signalera par son chant caractéristique, semblable au moulinet d’une canne à pêche pouvant durer plusieurs minutes, et absolument invisible pour des marins trop bruyants !

La Rousserolle effarvatte dont les motifs rapides et répétés sont bien connus de l’ornitho de base.

Le Bruant des roseaux avec un chant très discret, il est bien reconnaissable, tête et gorge noires tranchant avec collier et moustaches blanches.

A midi nous accostons sur les rivages de Le Nézil. Nous nous dégourdissons les jambes sur un sentier ombragé le long des marais. Ici un canard souchet et là, c’est elle, on ne voit que le bleu de sa gorge. Perchée sur un piquet de clôture, visiblement « son » piquet, elle va chanter, se tourner dans tous les sens pour que chacun d’entre nous puisse la détailler, la photographier, un vrai bonheur. Sait-elle que nous sommes venus depuis Dijon pour la voir ?

C’est sous une tempête de ciel bleu que nous pique niquons. A retour bienheureux celui qui n’a pas oublié son chapeau de soleil ... Nous flânons dans les chenaux et nous nous imprégnons des sons, odeurs, végétation de la Grande Brière.

En milieu d’après midi nous rendons les barques et décidons de faire le tour complet de Parc... en voiture. Passage par Saint Lyphard, la Chapelle des Marais, Saint Joachim, arrêt près la réserve P.Constant (payante, nous n’entrons pas). Une heure de promenade complètement à l’Est du Parc, d’ici nous avons une très large vue sur les marais et au loin nous voyons même les chantiers navals de Saint Nazaire. Un passage d’Ibis sacrés, migrants trop présents. A la Maison de l’Eclusier, on nous signale un nid de Cigognes blanches sur un pylône Edf au sud de Saint Malo de Guersac. Effectivement 2 adultes sont installés dans cet immense nid sur le pylône THT en bordure de route. Qui pourrait les déranger ?




Alain nous propose un détour par St Nazaire pour accéder aux chantiers près des bateaux en construction. Une multitude d’entreprises de sous-traitance pour la réalisation de ces ferrys grands comme des immeubles. Trois ferrys actuellement aux chantiers dont un, le plus grand du monde, qui doit être livré dans quelques semaines.

Mercredi 22, encore beau temps pour une rando en bord de mer sur le sentier du littoral ; Direction Piriac sur mer. Départ à marée basse, les rochers sont ici recouverts d’étoiles de mer et plus loin d’huîtres et de bigorneaux, les gourmands font leur récolte. Un oiseau très familier des lieux, le Pipit maritime, peu farouche nous le rencontrons tout le long de notre chemin ; de même pour le Traquet motteux sur les pelouses et la Fauvette grisette sur les buissons. Sur le rivage, les Huîtriers pie en petit comité, Goélands brun et argentés, un peu plus loin une Sterne Caugek et plusieurs Pierregarin qui partagent les lieux avec les 2 Cormorans, le grand et le huppé. La marée remonte, certains rochers ont déjà disparus sous l’eau. Regardant de plus près, ces rochers sont habités, tout d’abord on en voit un, puis trois ou quatre. L’œil ornitho reconnaît ce limicole bariolé, tournant et retournant les algues, les pattes orange, le ventre blanc et le dessus bigarré : le Tournepierre à collier. Finalement il y en a des dizaines, invisibles pour un néophyte sans jumelles. Belle leçon de camouflage pour les débutants. Nous poussons jusqu’à la pointe de Merquel pour y voir des hirondelles de rivages nichant dans une falaise menaçant de s’ébouler. Une petite colonie résiduelle destinée à quitter ce site fragile.

Jeudi 23, nous nous levons tôt pour assister au lever du jour sur les marais. Une multitude de chants, Chouette hulotte, Troglodyte, Pouillot de Bonnelli, les Fauvettes, Etourneaux, la Bouscarle de Cetti, Bruand des roseaux et, à nouveau la Gorge bleue, fidèle à un poste de chant d’un mètre de haut. Dans les salines, nos premières Avocettes, Bernaches cravant, Chevalier sylvain ou aboyeur ( ?), Héron bihoreau, Aigrettes garzettes, Courlis cendré, Tadorne, Echasses... Dans une saline près d’une route, plusieurs Spatules ratissent l’eau, à l’horizontale, avec leur bec adapté pour chercher leur nourriture, nous avons tout le loisir de les observer sans les effaroucher. Vers 9 heures nous quittons les salines et nous partons visiter les magasins à sel de Guérande, magasinage pour les uns et observations pour les autres. Nous décidons d’aller au Croisic, bourg très touristique. Pique nique au port : Huîtriers, Sterne caugek et pierregarin, Mouette rieuse agrémentent cette pose. Nous ferons une balade en bord de mer par le sentier du littoral très fréquenté par les vacanciers : Baie St Goustan, Port aux Rocs, rocher de l’Ours.






Vendredi 24, un autre site de la région pouvant accueillir de nombreux oiseaux : l’estuaire de la Loire, rive gauche au-delà de Painboeuf départ au hameau Le Migron pour suivre le chemin des Carris. Parcourt de plusieurs kilomètres, sur un chemin surélevé duquel l’observation est totalement aisée. A nos pieds, prés humides avec du bétail, rivières, étangs, vasières, saules. Nous pouvons revoir et entendre toutes les espèces des jours précédents dans ce milieu très riche où la Linotte mélodieuse côtoie la Locustelle tachetée ou lucinioide, le Héron garde bœuf et le Courlis, le Pic vert et le Busard des roseaux, le Coucou et la Cisticole des joncs et une Bouscarle de Cetti bien vue dans son arbuste.



Aujourd’hui encore nous avons la chance d’avoir une bonne météo, comme toute la semaine, pas de vent et une belle lumière pour nos observations. Chaque jour nous avons noté une cinquantaine d’espèces. Certains, très discrets comme le Héron pourpré, Bécasseau minute ou Grand gravelot n’ont pas été observés ou peut-être tout juste arrivés à mi-avril.

Ce petit compte rendu est dédié à Alain, notre hôte qui fait actuellement un voyage de 4 mois, à pied, seul entre Bratislava (Slovaquie) et Guérande (France).

Participants : Alain, Brigitte 1, Brigitte 2, Marc, Chantal, Marie Flore, Sylvie, Dominique, Arlette, Yvette et le chien Siam.