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Résultats 2011 Faucon pélerin

 

2011 représente une bonne année, légèrement inférieure à 2010 en ce qui concerne le nombre de couples présents sur les sites : 40 (sur 67 sites prospectés) contre 42, mais avec le même nombre déjeunes à l’envol : 67, toujours grâce au département de l’Yonne qui continue à connaître une excellente reproduction. La productivité par couple présent sur les sites reste correcte, eu égard à l’ensemble des données bourguignonnes : 1,67 (1,64 en 2010). La productivité par couple ayant entamé une reproduction est, en revanche, forte : 2,39 contre 1,76 en 2010 et 2,2 en 2009, très bonne année.

La pression d’observation (146 journées/homme pour 41 surveillants) est en progression. Deux nouveaux sites ont été découverts dans l’Yonne, l’un en falaise, l’autre en carrière, avec reproductions réussies. Deux individus surnuméraires seulement ont été notés ; cela reflète sans doute un déficit de pression d’observation sur certains sites mais également le fait que la population bourguignonne n’est pas pléthorique, eu égard au nombre de sites potentiels.

Concernant les oiseaux urbains, la femelle adulte de la cathédrale d’Auxerre, fréquente le nichoir dont elle se sert comme lardoire, elle ne s’est toujours pas trouvé de mâle ; à Dijon, un couple adulte a fréquenté diverses églises jusqu’au 20 février.

En Saône et Loire, le nichoir du silo n’a pas connu de reproduction réussie, malgré la présence d’un couple adulte avec un individu surnuméraire ; en revanche, le couple de la carrière en activité, peu sensible à ce type de dérangements, a, comme chaque année, produit trois jeunes à l’envol. Il faut noter les très grandes différences entre les individus dans leur capacité à mener une reproduction à terme malgré les dérangements humains, ainsi ce couple de la Nièvre, très tolérant, versus d’autres couples dont il parait raisonnable de supposer que l’échec de leur reproduction est dû à des dérangements. Une femelle a pondu cinq œufs qui n’ont pas éclos, en Côte d’or, sans qu’il soit possible de savoir s’il s’agissait d’œufs clairs ou si les embryons étaient morts par hypothermie, suite aux dérangements sur un site très varappe... L’argument, souvent évoqué, selon lequel un couple peut supporter des dérangements, en se fondant sur le fait qu’un autre en a supporté d’équivalents, ne peut tenir, et il faut le rappeler à tous ceux, aménageurs par exemple, qui seraient tentés de s’en servir. Tel couple, qui s’en sort bien malgré une pression humaine importante, ne le fera plus nécessairement quand la femelle, voire dans certains cas le mâle, changeront.

La population bourguignonne de Hibou Grand duc semble poursuivre son extension, avec la découverte de nouveaux sites ; nous verrons quels pourront en être les conséquences à moyen terme sur les Faucons pèlerins.

Avec des conditions météorologiques plutôt favorables, 2011 est donc une bonne année, surtout en raison de la forte productivité par couple ayant entamé une reproduction, malgré dérangements et prédations.